Après la cohue des vendanges et les vinifications, les mois d’hiver représentent un bon moment pour prendre une pause et effectuer un retour sur les données recueillies lors des vendanges et des vinifications du millésime 2023.  Ce millésime aura apporté son lot de défis notamment au niveau des gelées printanières historiques.  Une pluviométrie faible au printemps a été suivie par des épisodes de pluie intenses et abondantes en juillet, près du double des normales. Le graphique ci-bas montre bien les différences annuelles des dernières années.  Heureusement, les chaleurs de septembre et l’absence de gelée hâtive ont fait en sorte que les rendements en raisins de 2023 ont été majoritairement dans la moyenne.  Par contre, les rendements en jus ont été plus faibles qu’en 2022.

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Ce que nous avons observé en terme de maturité lors du millésime 2023

Le Laboratoire a reçu près de 500 échantillons pour analyse de moûts cette saison.  Dans ces échantillons, la moyenne des degrés Brix a monté légèrement suite à une tendance préoccupante à la baisse observée depuis 2015. 

Les valeurs de pH ont été légèrement plus élevées que celles des millésimes précédents tandis que la moyenne des valeurs de l’acidité totale a été inférieure à 2022 mais supérieure à 2021 qui a été une année où l’été a été particulièrement chaud et sec.  Il est intéressant de comparer les résultats moyens entre vignes hybrides et vignes de type Vitis vinifera.

Un fait marquant de ce millésime est la teneur en azote ammoniacal qui a montré des variations importantes entre les raisins hybrides et de type Vitis vinifera.

Les niveaux d’acides tartrique et L-malique montrent une variabilité selon le millésime.

Finalement, nous constatons une différence appréciable des niveaux moyens de potassium dans les vignes hybrides par rapport aux vignes de type Vitis vinifera

En conclusion

Après des débuts difficiles, le millésime 2023 sera, somme toute, un bon millésime.  Les fermentations se sont, en général, bien déroulées.  L’été pluvieux suivi du mois de septembre chaud a occasionné davantage de maladies au champ ce qui s’est répercuté sur le vin par des montées en acidité volatile précoces.  Toutefois, les vignerons ayant effectué un suivi plus serré ont réussi à bien maîtriser ce problème.  Il en ressort des vins blancs et rosés tout en finesse et des vins rouges souples.

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